Vendredi 30 novembre 2007
Un lien vers de la musique que j'écoute en ce moment, et qui me tient compagnie...
www.vulgairesmachins.org
Tout est plutôt bien chez eux même si je ne suis pas trop convaincu par les bons
sentiments affichés dans certains de leurs textes, mais c'est sincère alors c'est bon quand même, et leur son me plaît vraiment...
playlist :
Anesthésie (Aimer le mal, 2002)
Jamais assez (Anéantir le dogme, 2006)
Cocaïnomane (24-40, 1998)
Vendredi 30 novembre 2007
Toi ma caresse, ma déception, mon ivresse, ma vieille passion
Toi que j’ai attendue, que j’ai vue, que j’ai effleurée
Toi, le sable, les arbres, la moiteur et les parfums
Toi ma détresse, ma guérison, ta rudesse, ma déréliction.
Vendredi 30 novembre 2007
Après avoir vécu si longtemps avec celle qui ne parle plus à personne, il reste vide et ne regarde plus rien, pensant seulement à des endroits où il est allé…
Oh, là d’où il vient, il y a du soleil et de l’eau mobile, mais il n'est plus personne, ne connait plus personne. Il s’était pourtant fait des sensations pour des vies entières. Il avait, par exemple, appris à voir le vent arriver sur l’eau.
Savez-vous qu’il y a là bas des touffes de buissons bien trop verts, chargés de sel, de sécheresse et qui poussent dans le sable ?
Les couleurs, les odeurs, les échos et ces sensations qu'il s’était fabriquées lui reviennent parfois, lui rappelant combien tout a été oublié.
Si seulement il pouvait voir une fois encore la mer dans ses yeux, car c’est elle et elle seule qui compte. Son souffle, ses colères, sa moiteur, son
indolence. C’est elle et elle seule qui compte... Mais il faudrait vivre ailleurs et autrement.
Il l’avait aimée pour sa candeur, sa chaleur et sa naïveté ensoleillée… Du temps de leur amour facile, il ne rêvait que d’elle et ses rêves suffisaient à tout combler.
Enfin il y eut l’oubli des corps, l’abandon du langage. L'amour devenait bien ardu et il ne pensait plus alors qu’à
penser à elle.
Seuls, deux êtres qui se croisent sont restés, le cœur au bout du rouleau, loin des vagues et de toute chose imaginée, se demandant
quels chemins compliqués ont mené là, aussi rapidement.
Et cela le confinait à une telle tristesse qu'il ne pouvait qu'être seul avec la nostalgie
de sa peau, de son odeur, de tous leurs passe-temps abandonnés. Son odeur et son goût lui manquent tellement.
Chacune de ses pensées le ramène vers celle qui ne sait pas même où il est.
Les saisons, les saisons ! Soyons honnêtes, clairvoyants… Les saisons, les saisons, et les mois, et les mois… Je reste dans les rues. Je quitte un commerce ou
je retourne vers un appartement proche du centre… Les saisons, les saisons, et un endroit que je connais moi. Les saisons, les saisons et je connais l’heure à laquelle l’eau est plus chaude que
l’air.
La ville se répand, la ville se répand : un fleuve, des ponts ; de commerce en commerce, de banque en banque… Et les gens ; les gens traversent les ponts. La
ville se répand. Et je connais une église sans clocher.
Ne pouvant voir le large, ne pouvant respirer, pensons à d’autre villes, à d’autres perspectives au delà des parapets Un palmier. Pensons à d’autres rives,
pensons à d’autres mers… Un palmier entre plage et glacier, pensons à d’autres gens. Une jeune femme assise, sur le mur, à son pied, est avec des enfants.
publié dans :
vent
recommander
0
et j'aime qu'on me le dise