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Mercredi 30 janvier 2008
(Fiche de lecture, 8/100)

César et Constance, en ce début d’été, n’ont rien d’autre à faire, sinon regarder les vagues mourir et qui s’ennuient aussi.
Jusqu’à ce qu’une bouteille, avec un message à l’intérieur (« je m’appelle Edgar et je m’ennuie »), vienne s’échouer à leurs pieds. César décide de partir à la recherche d’Edgar alors que Constance décide de rester là, à l’attendre.
César appelle Edgar partout, du haut des immeubles et dans les châteaux en ruine. Rien ne répond sinon l’écho terne de sa voix et les cris des oiseaux apeurés.
Quand il revient auprès de Constance, longtemps après, il lui dit qu’il n’a pas trouvé Edgar.
Elle lui répond qu’elle le savait parce que les messages dans les bouteilles, ça ne marche que dans les livres.
La preuve ? Elle lui a envoyé une foule de messages pendant son absence, pour lui dire combien il lui manquait et qu’il devait revenir, mais lui n’avait jamais répondu. Son retour n’était qu’un hasard…
Face au soleil couchant, ils se disent que cette aventure n’était après tout pas une perte de temps, que l’automne sera bientôt là, qu’ils avaient vieilli… Ils se demandèrent juste, « et si Edgar n’existait pas ? ».

Une histoire douce sur les espoirs désuets qui nous animent lorsque l'on aime trop les livres... César est un Don Quichotte contemporain, mais lucide. Un album servi par les magnifiques illustrations en papier déchiré de Clément Détroit.
publié dans : enfance
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Mercredi 30 janvier 2008
Est-ce une sorte de douceur, de quiétude ou de nonchalance ?
C'est un sentiment trouble qui m'étreint, les jours de soleil et de vent, quand les feuilles des bambous frissonnent ou que des risées fugaces irisent l’eau de la Loire sous le pont Georges V.
Est-ce de la nostalgie, de la simple tristesse ou du désoeuvrement ?
J’ai tant de mal à exprimer ce que je ressens dans les ondulations de tes cheveux, dans les odeurs de parfum qui s’évaporent, dans les silhouettes que je regarde sans y penser, dans cette aridité croissante.
Si je souhaitais être savant, je regarderais la définition du mot « manque » et je serais renseigné.

publié dans : Without you I'm nothing
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Mercredi 30 janvier 2008
Puisque toutes sont appelées à mourir,
vivons comme tu le désires
et laissons tout pourrir.
publié dans : Aphorismes
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Mercredi 16 janvier 2008
Certes, mes amis me le reprochent, je n'ai aucun goût, aucun talent, rien. Mais moi je me souviens de la chanson "Vélomoteur" des Calamités, et de leur "papapapapapa..." et cela vaut pour moi, toutes les madeleines du monde.
Au  Panthéon anodin de mes chansons favorites (j'ai déjà employé l'expression "mythe fondateur"), des tréfonds de ma terne fantasmagorie, les Calamités me reviennent souvent, et je me chante cette chanson parfois, juste pour sourire tout seul...

Si cela intéresse quelqu'un :
http://fr.youtube.com/watch?v=aBqAFluZcqk&feature=related
publié dans : playlist
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